Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Kakinou Light

Kakinou Light

Mon Régime, Ma Perte de Poids, Mes Recettes Préférées découvertes sur Internet...

Minceur : Le coup de pouce des médecines douces

Minceur : Le coup de pouce des médecines douces

Tiré de Phychologie

La douceur est devenue le nouveau credo pour mettre fin à nos kilos en trop. Homéopathie, phytothérapie, aromathérapie : nous avons enquêté sur trois méthodes alternatives qui se proposent de nous alléger sans brutalité.

Isabelle Artus

Sommaire

  • L’homéopathie
  • La phytothérapie
  • L’aromathérapie

On ne pousse pas par hasard la porte d’un homéopathe ou d’un phytothérapeute pour lui demander de nous aider à perdre du poids. Démoralisés par les kilos repris en dépit – à cause ? – de régimes alimentaires restrictifs, on ressent le besoin d’appréhender le problème différemment. Sans remplacer un véritable travail sur soi et sa relation à la nourriture, les médecines douces peuvent faire office d’étape. En s’attaquant à leur façon aux mécanismes comportementaux – stress, ennui, compulsion… – qui nous poussent à manger, elles proposent d’agir à la fois sur le physique et sur le psychisme. Nous en avons sélectionné trois et avons cherché à comprendre en quoi elles pouvaient être efficaces.

Premier constat : on trouve pléthore de gourous "amaigrisseurs" prêts à vous vendre un kit de granules soi-disant homéopathiques, un cocktail de plantes miraculeuses aux vertus "mange graisses" ou une huile essentielle à effet coupe-faim. Heureusement, nous avons rencontré des thérapeutes passionnés et passionnants – conscients des limites de leur pratique – ainsi que des patients en difficulté avec leurs poids, qui ont bien voulu témoigner honnêtement des résultats obtenus.

Avec la collaboration de Frédérique Lumbroso, médecin homéopathe et nutritionniste, Catherine Laurent, naturopathe et phytothérapeute, et Jean-Pierre Willem, médecin naturopathe et fondateur de l’association Médecins aux pieds nus.

Minceur : Le coup de pouce des médecines douces

L’homéopathie

A lire :

Homéo minceur de Max Tétau (Hachette, 2004) : Médecin, l’auteur offre des explications détaillées sur les besoins alimentaires de chacun et sur les différentes causes de prise de poids, puis propose traitements et menus adaptés à chacun.

Objectif : rééquilibrer notre “terrain” en cherchant à comprendre le pourquoi de nos kilos en trop.
Rappelons tout d’abord que, pour pouvoir exercer en France, l’homéopathe doit être médecin. L’intérêt de l’homéopathie est le temps passé par le praticien à nous écouter pour mieux nous cerner. L’oreille attentive et la main sur ses manuels (ce qui n’est pas un signe d’incompétence), l’homéopathe est un thérapeute qui cherche en même temps que nous à comprendre le pourquoi de notre valeur ajoutée pondérale.

Le principe
Pour l’homéopathe, il n’y a pas trois kilos à perdre qui se ressemblent. Pour mener à bien son enquête, le médecin se transforme en détective afin d’établir notre profil homéopathique. Il commence par en dessiner les contours en s’appuyant sur notre "constitution" ("carbonique", "fluorique" ou "phosphorique"), puis il y ajoute la couleur en déduisant notre "tempérament", qui le renseigne sur notre manière de réagir, notamment face à l’assiette. Se sent-on mieux en mangeant ou, au contraire, déprime-t-on après un bon déjeuner ? A chaque constitution, à chaque tempérament correspond un type précis de remède.

Pour qui ?
Les homéopathes reconnaissent que leur méthode est plus efficace sur deux profils : le phosphorique et le fluorique. Il serait vain de prétendre définir en quelques lignes la subtilité de ces profils. Sachez cependant que :
Les personnes de type phosphorique présentent une silhouette élancée, prennent peu de poids en dépit d’un bon coup de fourchette et d’un goût prononcé pour le salé. Devant l’assiette, elles sont plutôt raisonnables. Leur problème : la rétention d’eau. Il leur arrive d’être gonflées au réveil (surtout avant les règles pour les femmes). Elles doivent donc surveiller leur consommation de sel, qui risque de perturber le travail d’élimination des reins. Lorsqu’elles grossissent, il ne faut donc pas chercher du côté de l’assiette.
Celles de type fluorique possèdent une grande souplesse articulaire et ligamentaire. Volubiles et primesautières, leur humeur instable finit par les fatiguer et leurs insomnies sont fréquentes. Elles engloutissent leur assiette en cinq minutes, se sentent très attirées par l’alcool, les plats épicés et le sucré. Elles ont tendance au ballonnement et la moindre contrariété délabre leur tube digestif.

Les limites
Les homéopathes avouent qu’ils ont beaucoup de mal à faire perdre du poids aux personnes de type carbonique. Elles se caractérisent par un teint pâle et une prédisposition à l’embonpoint (bien que mangeant peu, tout leur profite !). Leurs régimes se soldent par des échecs. Seul un travail de rééquilibrage peut porter ses fruits. Or, faire évoluer leur terrain peut parfois prendre de nombreux mois avant d’envisager de perdre du poids. Par ailleurs, si l’on est en guerre contre la nourriture, un traitement homéopathique ne remplacera pas un vrai travail sur soi.

Témoignage : Elisa, 33 ans

« Je venais de faire l’expérience de la diète protéinée : vingt-cinq kilos de perdus et déjà dix-sept de repris. Une amie m’a parlé de l’homéopathie. Pour moi, j’ai senti que c’était le bon moment. Avec le médecin, le courant est tout de suite passé. Elle m’a conseillé de réduire les féculents et de les choisir complets, mais aussi de faire l’impasse sur les betteraves, les carottes et le maïs. Mon programme sur mesure consistait à alterner granules et ampoules cinq fois par jour (au lever, à 11 heures, 16 heures, 18 heures et au coucher). Comme j’ai un esprit scolaire, cela me convenait parfaitement. J’ai perdu sans m’en rendre compte huit kilos en un mois. Au total, j’ai maigri de vingt kilos en un an. Trois mois après avoir arrêté, je n’ai pas repris. »

Voir aussi : Qu'est-ce que l'homéopathie ?

Minceur : Le coup de pouce des médecines douces

La phytothérapie

A lire :

D’ici et d’ailleurs, les plantes qui guérissent de Sophie Lacoste (Editions Repères-Santé, 2003) : comment reconnaître une plante médicinale ? Comment l’utiliser ? Un guide très bien fait

Objectif : stimuler l’élimination naturelle, réguler l’appétit et dissoudre les graisses.
S’il est un domaine où la phytothérapie donne de bons résultats, c’est l’allègement de la silhouette. Bien choisies et consommées sous leur forme la plus efficace (tisanes, décoctions, ampoules, gélules…), les plantes agissent sur l’organisme à différents niveaux.

Le principe
On commence par "nettoyer" le corps pendant trois semaines, en utilisant des plantes dites hépatobiliaires (pissenlit, bruyère, romarin, thé vert, etc.), qui vont aider les reins, le foie et la vésicule à se débarrasser des toxines. Une fois les organes désengorgés, on doit rapidement évacuer les déchets, sous peine de les renvoyer à la case départ.
Contrairement à ce qu’affirmait un célèbre slogan, il ne suffit pas de boire davantage pour éliminer. Chez certains, une augmentation de la consommation de liquide peut provoquer l’effet inverse : de la rétention d’eau, voire des œdèmes… D’où l’intérêt des plantes diurétiques (feuilles de bouleau, ortosiphon, reine-des-prés, piloselle) pour augmenter l’élimination réelle. Une fois le corps débarrassé de ses microdéchets organiques, on opte, selon son objectif, pour des plantes qui vont agir sur la satiété ou sur le stockage des graisses.

Pour qui ?
Pour celles et ceux qui ont du mal à éliminer correctement – et dont le corps accumule les déchets – ou à gérer leur appétit. Certaines plantes servent de coupe-faim naturel en agissant au niveau du cerveau ou de l’estomac. La spiruline par exemple : cette algue contient des acides aminés qui interviennent sur les neurotransmetteurs impliqués dans la sensation de faim. Ou l’ispaghul, plante qui, comme la pectine de pomme, diminue de façon mécanique la sensation de faim. Prise avant le repas, elle se transforme en un gel non assimilable par l’estomac et son volume envoie un "message de satiété" à l’hypothalamus.

Les limites
La phytothérapie allège davantage la silhouette qu’elle ne fait fondre les kilos. Par ailleurs, ce n’est pas en avalant une plante qui gonfle artificiellement l’estomac que l’on apprendra à réguler sa faim. Dès que l’on cessera la cure – en général d’une durée de trois semaines –, on ne saura toujours pas comment combler ce creux qui nous tiraille…
Les plantes diurétiques génèrent également une fuite de minéraux dans les urines. Il faut donc se reminéraliser en même temps que l’on élimine, sous peine de s’épuiser. D’où l’importance de consulter au départ un phytothérapeute qui connaît les propriétés des différentes parties de la plante (écorce, racine, feuilles) et leur usage le plus adéquat (tisane, ampoule, etc.). Mal utilisées, les plantes peuvent se révéler non seulement décevantes, mais toxiques. Quant à celles qui prétendent dissoudre les graisses, mieux vaut prendre ces affirmations avec humour.

Témoignage : Laurence, 32 ans
« Un an après la naissance de mon deuxième enfant, je n’arrivais pas à retrouver la ligne. J’étais toujours gonflée. Mon poids ne changeait presque pas, mais mon volume variait considérablement. Certains jours, je n’entrais plus dans mes vêtements. J’ai consulté une phytothérapeute qui m’a concocté un programme sur trois mois, en intégrant des plantes à prendre juste avant les règles, période où mon ventre doublait de volume. J’ai perdu peu de poids, peut-être deux ou trois kilos – à force de boire ma bouteille pleine d’extraits de plantes, j’avais moins faim –, j’ai surtout dégonflé de partout. Aujourd’hui, je continue à prendre des tisanes de sauge avant les règles. »

Minceur : Le coup de pouce des médecines douces

L’aromathérapie

Objectif : calmer les fringales comme les coups de blues, drainer et diminuer la cellulite.
Quels que soient l’époque ou le continent, on retrouve les huiles essentielles dans toutes les pharmacopées populaires. Peu à peu, les meilleurs mélanges et applications ont été décrits, puis codifiés pour donner naissance à l’aromathérapie. Ces corps gras, obtenus par distillation de plantes aromatiques, vont agir directement sur le physique à travers la peau ou l’estomac, et indirectement sur le psychisme par inhalation. Les huiles essentielles sont censées calmer le désir de sucre, réduire les fringales, aider à l’élimination des toxines et des graisses, diminuer la cellulite, même si la science n’arrive pas toujours à en démonter les mécanismes.

Le principe
L’intérêt des huiles essentielles tient à leurs nombreuses voies d’application : interne (orale ou rectale), externe (massage, friction, bain aromatique) ou respiratoire (diffusion). Il n’y a pas une forme plus efficace qu’une autre, seulement des indications selon ses goûts et ses fragilités (peau réactive ou sensibilité intestinale).
Certaines molécules, comme les cétones, ont des propriétés lypolitiques (capables de dissoudre les graisses). Les huiles essentielles de romarin, de carvi, de cèdre, de sauge en renferment. Celles de basilic exotique ou de citron agissent sur les troubles digestifs et la régulation de l’appétit ; d’autres, comme celles de livèche ou de céleri, amplifient le drainage et l’élimination. Certaines, enfin, comme celles de cyprès ou de pin sylvestre, activent la circulation veineuse et lymphatique. Les différents modes d’utilisation et les actions ciblées permettent des synergies intéressantes. Exemple : contre la cellulite, masser les zones touchées avec une huile essentielle de cèdre et prendre deux gouttes d’huile essentielle de menthe verte sur un comprimé neutre entre les repas.

Pour qui ?
Pour celles et ceux qui souffrent de problème de cellulite. L’action des huiles essentielles sur la qualité de la peau a fait ses preuves. Ce n’est donc pas sans raison que les grandes marques cosmétiques les intègrent à leur formule amincissante. Après trois semaines d’application locale, la peau est plus tonique, plus ferme, plus lisse. L’aspect peau d’orange est réellement atténué.
Les limites
La perte de poids ne semble pas la meilleure indication pour l’utilisation des huiles essentielles. Néanmoins, en favorisant la détente et le bien-être, elles peuvent aider à calmer les tempéraments anxieux prompts à dissoudre leurs émotions négatives dans la nourriture. Pour certains, c’est insuffisant.
En dépit de notre appel à témoins, nous n’avons trouvé personne qui puisse certifier avoir maigri avec l’aromathérapie. Mais l’utilisation des huiles essentielles dans la minceur étant assez récente, ce ne peut être un signe d’inefficacité ou d’efficacité.
L’aromathérapie est déconseillée aux femmes enceintes ou qui allaitent, aux enfants de moins de 3 ans, aux personnes âgées, asthmatiques et allergiques. L’exposition au soleil est à éviter dans les douze heures qui suivent une application locale, sous peine de photosensibilisation.

Témoignage : Valérie, 33 ans
« Quand j’ai franchi le seuil de l’institut, en mai, je ne savais plus quoi faire pour venir à bout de cette vilaine cellulite, installée depuis… mon adolescence.
Le protocole associait un régime sur mesure et un traitement d’attaque aux huiles essentielles, des « merveilles de principes actifs, drainants et anti-capitons », aux dires de la spécialiste. Pendant deux mois et demi, une fois par semaine, j’ai troqué scrupuleusement mon heure de déjeuner contre des séances de massage (quinze au total) qui au départ ont été assez douloureuses. Puis le miracle a eu lieu. Progressivement, l’aspect de ma peau a changé, et j’ai nettement dégonflé. Un vrai soulagement ! »

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

'; var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', '']); _gaq.push(['_trackPageview']); _gaq.push(['_trackPageLoadTime']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();